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Voltan le Barbare

Sword and stuffin’
Avec l'aide de ses compagnons, un homme cherche à vaincre son frère maléfique qui a pris un otage de nonne.
Titre original : Hawk the Slayer
source synopsis et images : ITC Entertainment Marcel/Robertson Productions Limited Chips Productions
Fiche créée le 26 septembre 2022 et mise à jour le 29 septembre 2022
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  • Le ralenti plus qu’hasardeux qui accompagne la mort de Eliane, la femme de Hawk, perforée d’une flèche après coup un peu molle.
  • Les pouvoirs de la sorcières : l’emploi d’une sarbacane qui projette des fils gluants de magasins de farces et attrapes ou de superballes lumineuses.
  • La musique de Harry Robertson très souvent à côté de la plaque.

Jouez ce film au bingo avec les propositions d'ingrédients suivantes

(Cette liste d'ingrédients est renouvelée automatiquement tous les 2 mois)

Bonus

    — Riviera détente | « Si tu vois ce que je veux dire »

    & variante : « Tu vois ce que je veux dire »


Personnage > Agissement

     ? | Chute dans le vide en criant « Aaaaaah ! »

    À noter dès qu’un personnage tombe de haut en criant.

    — Contre-intuitif | Agit de manière ordinaire dans une situation extraordinaire

    Exemple : pris sous un déluge de feu et d’acier, le personnage planqué derrière un baril sort son paquet de clopes et s’en grille une tranquilou.

    — Cours-poursuite | Tire dans un pneu
    — Enlève ses lunettes | avant de parler

    Plus stylé, tu meurs ; sans compter que ça donne vachement de crédit à ce qu’on dit : si on enlève ses lunettes de soleil, c’est forcément qu’on va dire des trucs importants.

    — Famille | À la fin, tombe dans les bras de sa femme/son mari/son fils/sa fille

    & variantes

    — Mort | Meurt dans les bras d’un autre personnage

    La tension dramatique au paroxysme !

    — Passe à travers une vitre : pour s’échapper

    & variantes

    — Stylé | Demande un truc en claquant des doigts

    C’est qui le boss ?

    — Stylé | Se gare pile devant la porte du bâtiment à visiter

    Pour les héros et héroïnes, il y a systématiquement et miraculeusement une place de libre juste en face de toutes les portes d’entrée du monde.

    — Stylé | Ponctue ses phrases par un mot étranger

    Difficile de cacher ses origines ; ou bien pour faire stylé-nul ; au choix.

    — Tension | Duel de regards

    On se renifle les fesses tout en essayant de s’intimider.


Personnage > Caractéristique

     ? | Hanté·e par des souvenirs traumatisants
    — Gardes assommé·es par derrière
    — Ouh ! | Traître !

    & autres taupes : meilleur pote, responsable dévoué·e à la solde des méchant·es (depuis le début ou pas)

    — Super pouvoir | A un œil de lynx

    Il repère le moindre détail anormal ; imbattable à « Où est Charlie ? »


Personnage > Citation

    — Conseille | « C’est toi, maintenant, l’homme de la maison »

    & variantes

    — Exprime du soulagement | « Hourra ! » de quartier général

    & variantes : « Hourra ! » de foule, etc.

    — Ordonne | « Tuez-le ! » / « Tuez-la ! »
    — Prévient | « Fais pas le con ! »
    — S’inquiète | « Oh-oh »

Personnage > Héros ou héroïne

    — Fibre héroïque | Garde son sang-froid en toutes circonstances
    — Fibre héroïque | Sauve une femme en détresse, ou un enfant inconscient

    & variantes


Personnage > Méchant·e

    — À l’épreuve | Sous-fifre qui se fait berner comme un·e bleu·e
    — Mégalo | Parle de lui à la 3e personne
    — Mégalomane

    & variantes : se prend pour un dieu, etc.

    — Mort | Stupide

    Quand il ne connaît pas une fin dégueulasse, le sbire meurt de manière ridicule... Et parfois il fait les deux.


Personnage secondaire

    — Flic d’aucun secours

    Soit parce qu’il est dans le coup, soit parce qu’il est incompétent, soit parce qu’il se fait buter direct comme une merde.
    Comprend aussi l’équipe d’intervention qui arrive bien après la bataille.

    — Sbire neuneu

    Pour une avalanche de gags.


Réalisation

     ? | Caméo
    — Fin | C’est reparti pour un tour
    — Fin | Le film se termine sur un baiser
    — Fin | Ouverte

    (on voit le héros dans la foule/c’est une autre histoire/point d’interrogation)

    — Fin | Tout est bien qui finit bien

    Une fin heureuse dans un monde de brutes.

    — Grammaire | Ralentis injustifiés et insupportables

    Ralenti = oh là là, attention, il se passe quelque chose de dramatique !

    — Ouverture ou fin | Voix off d’introduction ou de conclusion

    À l’adresse du spectateur. Direct. Sans vaseline ni repas aux chandelles.

    — Ouverture | Présentation écrite de l’univers/situation/personnage

    Le plus souvent dans une jolie police : lettres gothiques pour la fantasy, typo sobre et anguleuse pour la SF, etc.

    — Souvenirs | Introduits avec un flash et un effet sonore

    Le plus souvent avec un Wooosh et un fondu au blanc.

    — Technique | Faux raccord impardonnable
    — Technique | Pluie artificielle artificielle

    & variantes : neige tombant en abondance au premier plan mais totalement absente de l’arrière-plan.

    — Tension | Mort originale
    — Tension | Propulsé·e à travers le pare-brise

    Parfois une manière de se débarrasser de la menace assise sur le siège passager.


Réalisation > Accessoire et compagnie

    — Ambiance | Machine à fumée sur-exploitée
    — Stylé | Un flingue dans chaque main

    De là à ce que le personnage canarde en sautant et réussisse des tirs impossibles...

    — Toiles d’araignées de kermesse

Réalisation > Audio

     ? | Dialogues en arrière-plan sonore

    Lors d’un rassemblement, on entend des voix plus distinctement que d’autres :
    ‒ « J’en ai pris plein la poire ! » ;
    ‒ « Laissez-le parler ! » ;
    ‒ « Il a raison ! » ;
    Etc.

    — Ambiance sonore | Concert de klaxon pendant un embouteillage

    Inclut des insultes lancées avec un accent de titi parisien

    — Bruit exagéré | Accessoire

    Un fouet qui claque beaucoup trop, etc.

    — Bruit exagéré | Coups donnés lors d’un combat au corps-à-corps
    — Bruit exagéré | Les épées/cannes/flèches/lances font woosh/cling

    Woosh pour les coups donnés dans le vide (entraînements, démonstrations de rapidité) et cling dans les combats réels... Ah oui, et les armures font bong parfois.

    — Musique | « Exotique » qui accompagne un contexte vu comme « exotique »
    — Musique | Classique
    — Musique | Pouet-pouet

    Assenés à coups de trombone ou de pizzicati.


Réalisation > Surprise !

    — Faux suspense | Surpris·e par un animal

    Genre un chat ou un piaf qui vole bas


Scénario > Blague, gag et quiproquo

    — Gag avec la police
    — Gag cartoonesque
    — Passe à travers une vitre... par maladresse

    Vitre et variantes.

    — Ronflements
    — Vomi (gag)

Scénario > Contexte spatio-temporel

    — Cérémonie d’enterrement / de funérailles (-> corriger les films : cimetière)
    — Marché aux esclaves
    — Véhicule en équilibre au bord du vide
    — Véhicule en panne

Scénario > Dialogue

    — À voix haute | Se parle
    — Chapelet de gros mots
    — Phrase-choc

Scénario > Élément

    — Référence grossière à la culture populaire
    — Tension | Porte qui se referme toute seule

    Ça t’apprendra à ne jamais fermer la porte derrière toi nounouille

    — Un·e proche meurt sous ses yeux

    sa copine, son pote, son mari, son gnard...


Scénario > Ficelle scénaristique

    — Conseil municipal qui refuse l’évacuation de la ville pour raisons économiques
    — Se retrouvent accidentellement l’un·e sur l’autre

    Après une chute et un dévalage de dune, nos 2 personnages s’arrêtent dans une position parfaite pour un futur « Sous-entendu sexuel » : lui au sol, et elle qui le chevauche.

    — Tension | Course contre la montre

    Il est temps de faire crisser ses pneus sur le sable, de taper sur le volant dans les bouchons et de zigzaguer entre des voitures.


Scénario > Situation

    — Bagarre | Futurs membres d’une équipe de choc recrutés aux quatre coins du monde

    Généralement c’est un milliardaire qui recrute.

    — Bagarre | Préparation avant une bataille

    Ça lime, ça coupe, ça soude, ça branche, à grands renforts d’étincelles et de postures déterminées à leur foutre la raclée, à ces con·nes.

    — Détresse médicale | Passages aux urgences

    Un des personnages se blesse et file à l’hosto.

    — Reprend connaissance | sur un lit d’hôpital

    Peut voir flou dans les premières secondes de son réveil.

    — Situation | Moment « Woo-hoo ! »

    ... ou moment « You-hou ! », « Ou-hou ! », etc.
    Poussé par exemple à bord d’un grand huit, d’un hors-bord ou plus généralement dans une explosion d’enthousiasme.


Thème > GI Joe

    — Agissement | Rire de commando/de bande de voyous etc.

    Rire gras et collectif à l’évocation d’un passé commun/anecdote gênante/blague salace/humiliation/mission à venir

    — Ordonne | « Go, go, go ! »

    & variantes


Thème > N’importe quoi

    — Carton-pâte | Élégamment propulsé·e par le souffle d’une explosion très proche

    Moment généralement filmé au ralenti

    — Trop con·ne | Ces gens font des trucs complètement con

Thème > Rejets, moqueries ou discriminations

    — Grossophobie

Thème > Sexisme hostile à l’égard des femmes

    — Image dégradante | Femme qui crie beaucoup pour pas grand-chose (« hystérie »)

    & variantes genre pète beaucoup de vaisselle (eh ouais)

    — Moins que rien | James Bond | Sa conquête du moment se fait buter à cause de lui


Voir les 23 ingrédients officiellement repérés par l'équipe

Personnage > Agissement

Personnage > Caractéristique

Personnage > Héros ou héroïne

Personnage > Méchant·e

Personnage secondaire

Réalisation

Réalisation > Accessoire et compagnie

Réalisation > Audio

Scénario > Blague, gag et quiproquo

Scénario > Dialogue

Scénario > Élément

Scénario > Situation

Thème > GI Joe

Thème > N’importe quoi

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Des choses gentilles à dire sur ce film

  • Réalisé avant Conan le Barbare, Voltan le Barbare (Hawk the Slayer en VO), c’est sous des airs d’héroïc-fantasy (c’est d’ailleurs l’un des premiers films à avoir lancé ce souffle épique dans les années 1980), un drame familial qui dégénère en lointain remake des Sept Mercenaires, mais c’est aussi un mélange étrange d’ambition artistique, de manque cruel de moyens, de choix faciles et d’accessoires foutraques.
  • Côté positif, on sent l’ambition de développer une épopée fantasy sous influence un peu western mais aussi de donner dans du médiéval authentique/crade - loin cependant des reconstitutions de Jabberwocky ou de Sacré Graal - : tons brunâtres, grisâtres, brume et grisaille constante, personnages type esclavagiste à la bouche pleine de bière. Si les personnages principaux sont relativement bateau, on trouve néanmoins des passages plutôt sympas notamment entre les personnages de Gort, un bourrin au grand coeur, (Bernard Bresslaw) et de Baldin un nain (forcément, avec un nom pareil) malicieux (Peter O’Farrell). Et puis il y a aussi la volonté de bien faire avec peu de moyens : le montage épileptique pour souligner la rapidité surnaturelle à l’arc de l’elfe Crow (Ray Charleson) ou un saut repassé à l’envers pour souligner son agilité... c’est artisanal, malheureusement, c’est loupé... mais ça reste sincère.
  • Mais tout ça est pénalisé aussi par des choix et des accessoires foutraques (pommeau main/caillou qui brille de l’épée de Hawk, la sarbacane de la sorcière qui projette des fils gluants verts pâles de farces et attrapes, les sorts qu’elle peut jeter ressemblent d’ailleurs curieusement à des super-balles, moignon aléatoire), et surtout de je-m’en-foutisme (scénario paresseux avec une structure toute faite, et un casting dans les rôles principaux complétement à la ramasse : le héros est incarné par un John Terry qui n’en fout pas une rame ; son méchant de frère par Jack Palance en pleine forme qui, pris entre un chagrin d’amour, des envies de grandeur et une possession démonique, n’hésite pas à impressionner des nonnes en tranchant violemment une miche de pain). Le film souffre aussi beaucoup d’un gros ancrage années 1980 qui pioupioute (mention spéciale à la bande originale aux accents parfois soupe-aux-chouesque de Harry Robertson).
  • La fin appelle une suite qui, assez logiquement, n’a jamais été tournée. Et c’est bien dommage, parce que même s’il n’est pas jouissif comme un Kalidor, même s’il n’est pas crétin comme un Hercules, même s’il n’est pas furieusement décomplexé comme un Deathstalker, Voltan le Barbare est quand-même sacrément et sympathiquement foutraque.





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