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Vampyros lesbos

Mon amie est la Reine de la nuit
Linda, pour régler l'histoire d'héritage d'une comtesse italienne devenue orpheline, se rend à Istanbul avec son mari. Depuis quelque temps Linda souffre d'un mal étrange. Chaque nuit elle est comme envoutée par une mystérieuse femme brune qui ne cesse de l'appeler. Peu à peu Linda deviendra l'esclave de cette femme et obéira aux moindres désirs de cette dernière. Pour se changer les idées elle décide de passer une soirée avec son mari dans un cabaret. Lors d'un spectacle de striptease, Linda aperçoit la créature de ses rêves sur scène. Cette femme n'est autre que cette mystérieuse comtesse. Linda se rend seule sur l'île de la comtesse, qui est une vampire qui ne survit que de sang et de sexe. Elle souhaite initier Linda aux plaisirs lesbiens et la pousse petit à petit à devenir vampire à son tour... Linda réussira-t-elle à quitter l'île à temps ?
source synopsis et images : Tele-Cine Film- und Fernsehproduktion C. Fénix Films CCC-Filmkunst
Fiche créée le 12 janvier 2023 et mise à jour le 12 janvier 2023
| 3
  1. Le son de droïde sonde ;
  2. le harakiri au clou ;
  3. la mort du docteur Seward.

Jouez ce film au bingo avec les propositions d'ingrédients suivantes

(Cette liste d'ingrédients est renouvelée automatiquement tous les 2 mois)

Personnage > Agissement

     ? | Avait pourtant été prévenu·e de ne pas faire ça

    On lui avait dit, pourtant ! Mais cette fichue tête de mule n’écoute jamais...

     ? | Répète une phrase 2 fois

    Voire 3 fois !

    — Course-poursuite | Court après un véhicule

    Que le personnage soit abandonné par les gens qui partent sans lui ou qu’il cherche à les rattraper, il se retrouve à leur courir après, en vain (ou pas).

    — Montre un truc du doigt

    Souvent un repère géographique lors d’un périple à pied, ou un·e fugitif·ve, etc.

    — Oups | Est désemparé·e, car il n’y a plus de...
    — Souvenirs | Regarde un objet appartenant à son passé, rangé dans une boîte
    — Tension | Porte la main à son visage dans un moment dramatique

    ou les deux mains... dans un geste soit trop théâtralisé, soit très mal joué, voire les deux.


Personnage > Caractéristique

     ? | Enfant ou ado tête à claques
     ? | Sacrée tête de mule

    Ben oui, que voulez-vous, elle/il est comme ça, quand elle/il a une idée dans le ciboulot, faut qu’elle/il aille au bout, quel que soit le danger. On ne se refait pas.

    — Loose | S’évanouit exagérément
    — Religion | Fait un signe de croix
    — Super pouvoir | Éloquence magistrale

    Discours (généralement improvisé) récompensé par un tonnerre d’applaudissements.

    — Vie personnelle | Famille ou boulot : priorise son boulot plutôt que sa famille

Personnage > Citation

    — Questionne | « Y’a quelqu’un ? »

    Dit à la suite de l’entrée d’un personnage dans un lieu désert.


Personnage secondaire

    — Bimbo
    — Collègue lourdingue

    Soit un collègue qui saoule son entourage ;
    Soit un collègue que le spectateur trouve lourdingue : le side-kick rigolo

    — Croqué·e en plein milieu d’une phrase

Réalisation

    — Escalier en colimaçon filmé en plongée/contreplongée

    Léger mouvement de caméra circulaire en option.

    — Fin | Image figée

    La dernière image du film, souvent une image de joie ou de victoire, est gelée, soit pour quelques secondes, soit pour tout le générique de fin.

    — Fin | Le mot FIN apparaît en toutes lettres à l’écran

    Des fois qu’on aurait pas compris avec le petit mot d’esprit, le baiser langoureux, le plan grue et le thème principal joué crescendo.

    — Fin | Plan grue/hélico qui s’éloigne en montant

    Voire zoom arrière qui emmène le spectateur jusque dans l’espace.

    — Grammaire | Passage musical
    — Grammaire | Sauts de peur et hurleurs

    Autrement dit jumpscares et screamers : des effets aujourd’hui un peu trop faciles du cinéma de frissons.

    — Habillage | Titre qui apparaît en gros à l’écran, accompagné d’un effet sonore

    bruit métallique, coup de tampon & autres variantes.

    — Main qui écrase un radio réveil en train de sonner
    — Pris en photo après une arrestation (à reformuler mais vous voyez quoi)
    — Technique | Pluie artificielle artificielle

    & variantes : neige tombant en abondance au premier plan mais totalement absente de l’arrière-plan.


Réalisation > Accessoire et compagnie

    — Il y a toujours | des pièges sur les chemins qui mènent au trésor

    Sinon c’est pas un vrai trésor, c’est juste du pognon...

    — Intelligence artificielle (de vaisseau) | a une voix robotique

    Parle de manière saccadée ou sur un ton monocorde. Mais en tout cas parle beaucoup.

    — Pouet-pouet | Costumes découpés aux ciseaux

    Sur le papier, les vêtements pâtissent des aléas que traverse le personnage ; à l’écran, ça se traduit par des entailles bien propres, artificielles.

    — Tension | Gros plan sur les aiguilles d’une horloge qui avancent

    & variantes.


Réalisation > Audio

     ? | Dialogues en arrière-plan sonore

    Lors d’un rassemblement, on entend des voix plus distinctement que d’autres :
    ‒ « J’en ai pris plein la poire ! » ;
    ‒ « Laissez-le parler ! » ;
    ‒ « Il a raison ! » ;
    Etc.

    — Ambiance sonore | Concert de klaxon pendant un embouteillage

    Inclut des insultes lancées avec un accent de titi parisien

    — Bruit exagéré | Accessoire

    Un fouet qui claque beaucoup trop, etc.

    — Bruit exagéré | Bruit métallique injustifié

    Comme une épée tirée d’un fourreau en cuir ; et par extension, tout bruit métallique absolument impossible.

    — Musique | « Exotique » qui accompagne un contexte vu comme « exotique »
    — Voix off | Pensées de personnage

    Sauce tartare, sauce tartare, sauce tartare.

    — Woosh | mouvement / acrobaties

    Woosh généré par un simple mouvement ou une série d’acrobaties du type : triple salto arrière = woosh ; saut de l’ange = woosh ; enchaînement roulade, saut extension, planche et chandelle = woosh, woosh, woosh et woosh


Réalisation > Surprise !

    — Faux suspense !

    Exemples :

    • une musique stridente accompagne l’arrivée dans le champ d’une main qui se pose sur l’épaule du personnage que l’on suit, mais ce n’était que la main d’un ami.
    • un discours d’un officiel mécontent laisse croire à une sanction terrible pour un personnage, jusqu’à l’annonce d’une remise de médaille annoncée avec un grand sourire.
    — Faux suspense | Surpris·e par un animal

    Genre un chat ou un piaf qui vole bas

    — Tension | Le tueur, l’adversaire ou la bestiole était caché·e sur la banquette arrière

    Et qui peut apparaître soudainement dans le rétroviseur.
    Et qui peut être un personnage gentil, comme ce témoin recherché par tout le monde mais qui ne fait confiance qu’à notre héro.


Scénario > Blague, gag et quiproquo

    — Calembour
    — Coup dans les couilles (gag)

    Là, on s’amuse. Là, c’est de la vraie rigolade.

    — Quiproquo sur l’identité des personnages

Scénario > Contexte spatio-temporel

    — Barbecue

    Entre potos, à la fin de l’aventure, comme dans tout bon Astérix.

    — Partie de poker

    Et le travelling circulaire qui va avec.

    — Véhicule en panne

Scénario > Dialogue

    — Gémissements, geignements ou cris répétés
    — Philosophie/psychologie de comptoir

    Quand on a la chance de recevoir une leçon de vie comme celle-là, on en profite, parce qu’elle va nous changer à tout jamais.

    — Phrase sur la décadence de la société
    — Phrase-choc

Scénario > Élément

    — Impérialisme, néo-colonialisme ou propagande
    — Référence grossière à la culture populaire
    — Un·e proche meurt sous ses yeux

    sa copine, son pote, son mari, son gnard...


Scénario > Ficelle scénaristique

    — Amour au premier regard

    Avec effets faciles, bouche bée filmée au ralenti, dénouage de cheveux filmé au ralenti, regard insistant, baisse d’attention, voire effets de scintillement, etc.

    — C’était juste un rêve...
    — Cauchemar | Se réveille en hurlant/en sueur/en sursaut
    — Deus ex-machina
    — Empoisonné·e - hey hey heeeeey !

    Touche les bons comme les méchants. L’empoisonnement peut s’accompagner de flous, des rires de connivence des personnages qui sont au courant, d’une musique sinistre, etc.
    Vaut aussi pour une drogue administrée dans le but d’endormissement.

    — Introduction forcée d’un élément dont on sait d’avance qu’il servira plus tard
    — Tension | Fais tomber ou échappe un objet alors qu’il/elle doit rester silencieux·se

    Ralenti en option.


Scénario > Situation

    — Bagarre | de bar

    Table cassée en deux, pied de chaise ou bouteille de rhum comme matraque, combat de cannes de billard, tout y passe.

    — Passion | Moment d’intimité interrompu
    — Situation | Moment gênant lors d’un repas

    Les repas sont souvent le lieu de psychodrame, révélation embarrassante qui casse l’ambiance.

    — Situation | Moment « Woo-hoo ! »

    ... ou moment « You-hou ! », « Ou-hou ! », etc.
    Poussé par exemple à bord d’un grand huit, d’un hors-bord ou plus généralement dans une explosion d’enthousiasme.


Thème > GI Joe

    — Agissement | Rire de commando/de bande de voyous etc.

    Rire gras et collectif à l’évocation d’un passé commun/anecdote gênante/blague salace/humiliation/mission à venir


Thème > N’importe quoi

    — Accessoire | Garde son caleçon ou sa culotte pour baiser

    C’est toujours plus pratique qu’une capote (et ça coûte moins cher).

    — Accessoire | Gaspillage alimentaire
    — Non-suspension d’incrédulité | Personnage ou objet qui arrive dans le cadre sans jamais avoir été vu ou entendu avant

    Et ce n’est pas Blue thunder en mode furtif...


Thème > Rejets, moqueries ou discriminations

    — Wacisme

Thème > Sexisme hostile à l’égard des femmes

    — Image dégradante | Femme qui crie beaucoup pour pas grand-chose (« hystérie »)

    & variantes genre pète beaucoup de vaisselle (eh ouais)

    — Objectification sexuelle | Nichons, fesses
    — Objectification sexuelle | Tenues légères
    — Outrage sexiste | « J’ai baisé ta femme/ta mère » / « Je lui ai montré une photo de ta femme »

    Camaraderie, rivalité, provocation matinées de testostérone

    — Outrage sexiste | Remarque appuyée sur le physique d’une femme jugé avantageux
    — Violence sexuelle | Claque le cul d’une femme

    Oh bon, ça va, rien de méchant, hein !

    — Violence sexuelle | Syndrome de la femme secouée pour qu’elle reprenne ses esprits

    & variantes


Thème > Testostérone

    — Brutasse | Violence policière


Voir les 18 ingrédients officiellement repérés par l'équipe

Personnage > Agissement

Personnage > Caractéristique

Personnage > Citation

Réalisation

Réalisation > Accessoire et compagnie

Scénario > Dialogue

Scénario > Ficelle scénaristique

Thème > N’importe quoi

Thème > Sexisme hostile à l’égard des femmes

??? Vous avez repéré un ingrédient manquant ???

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Des choses gentilles à dire sur ce film

Gros gros point fort du film, le son du début, une espèce de dialecte robotique, salmigondis de paroles à l’envers ressemblant à s’y méprendre aux sons émis par les droïdes sondes de Star wars (mais 8 ans avant L’empire contre-attaque !) et qu’on va entendre très régulièrement tout du long pour ponctuer des moments officiellement estampillés étranges par Jesús Franco, le réalisateur aux mille talents.

Déjà là, j’étais tout spasme dehors à me bidonner. Stordinaire.
Mais les qualités de Vampyros Lesbos ne s’arrêtent pas là, que nenni. J’ai particulièrement apprécié :

  • un bon petit paquet de regards caméra, plus ou moins appuyés, notamment d’Omar (Andrea Montchal), le compagnon de Linda (je commence une collection de GIF sur le thème) ;
  • le cadrage approximatif mais pour autant très étudié, qu’on pourra plutôt qualifier de cadres hors du commun, qui se veulent en décalage mais on sait jamais bien en décalage par rapport à quoi ;
  • Et pour faire la paire, pas mal de mise en scène énigmatique à base de déplacements très lents, de regards fixes et tout le bordel ;
  • les changements d’atmosphères, aussi réguliers que brutaux, en témoigne la scène de rencontre entre la comtesse (Soledad Miranda) et Linda (Ewa Strömberg), venu en Turquie pour régler une succession au profit de la dite comtesse, qui commence directement par « Allons nager avant de parler affaire » et se poursuit par un bain de mer suivi d’un bain de soleil à poil sur la plage ;
  • les extrêmes gros-plans de regards mal cadrés ;
  • du zoom, du zoom et encore du zoom, très brefs sur un point lumineux. Ou centrés sur des cris perçants (un zoom de cri qu’on appelle ça dans le jargon, vous verrez c’est formidable).
  • de la couleur en veux-tu en voilà : du jaune (beaucoup de jaune), du vert et du rouge (beaucoup aussi) en grands aplats typique de l’époque ;
  • de la mise au point floue pour faire bonne figure avec le reste ;

Plusieurs scènes sortent du lot dont l’attaque fabuleucroyablement drôle du docteur Seward par Morpho dans les escaliers (meilleure scène du film) ou la mort par harakiri de Morpho… avec un clou !
Quoi d’autre ?
Eh bien la musique, enchantement dans son jus de passages à l’orgue qui trémolote en passant par les petits whoua whoua joués au sitar.

L’histoire on s’en fout un peu d’autant que des pans entiers ont vraisemblablement été coupés (ou jamais filmés), ce qui rend parfois incompréhensible l’intrigue, mais à la mérite d’obliger à un travail d’imagination salutaire.

Et avec tout ça pas plus de 20 ingrédients au bingo des clichés de films ?!
Bé oui. C’est qu’il ne se passe pas grand-chose grand-chose entre les scènes de spectacle de cabaret mettant en valeur des corps féminins dénudés à grand renfort d’érotisme trouble et intense suscitant plus de sourire qu’autre chose. Et qui plus est, sutout quand ce pas grand-chose ne brille pas par son dynamisme.

Mais ce qui m’a frappé a posteriori avec ce film, malgré toutes ces qualités nanardeuses, c’est bizarrement sa forte personnalité, sa maîtrise improbable : je ne me suis pas ennuyé une seconde et au final, sans que je sache bien comment ni pourquoi, le film se tient bien tout seul comme un grand, et s’extrait du nanar pour devenir un mutant cinématographique, par une sorcellerie tout droit sortie des enfers.
Comme dit l’adage : « Méfions-nous des comtesses d’Anatolie  ».






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