The Invention of Lying

A very naughty boy ?
Dans un monde parallèle, les mensonges – le concept même de mentir – n'existent pas. Pour les hommes politiques ou les publicitaires, comme pour monsieur et madame Tout-le-Monde, il n'y a pas d'alternative : toute vérité est bonne à dire, encore et toujours, avec les conséquences que cela engendre... jusqu'au jour où Mark Bellison (Gervais), un pauvre bougre à qui la vie ne sourit guère, developpe soudain le pouvoir inconnu de “dire ce qui n'est pas”. Il va vite se rendre compte que la malhonnêteté réserve un tas de bonnes surprises et, dans un monde où la parole a toujours été garante de vérité absolue, sa nouvelle aptitude lui assure une ascension fulgurante. Un mensonge en appelle un autre et leur prolifération s'accélère, mais Mark réalise que même ses histoires les plus invraisemblables sont reçues comme parole d'évangile. Alors que le monde entier est pendu à ses lèvres, la seule qui resiste encore à ses bobards est aussi celle dont il souhaite conquérir le cœur...

Des choses gentilles à dire sur ce film

Le concept de départ, un monde dans lequel le mensonge n’existe pas, est déjà sympa. Les situations cocasses coulent de source : les publicitaires incapables de mentir, les gens se pourrissent avec une naïveté désarmante, les maisons de retraite sont baptisées « A sad place for hopeless old people » au lieu d’arborer un nom fleuri... C’est cool. Mais mieux, Ricky Gervais arrive à en faire quelque chose qui va au-delà de l’enchaînement de gags puisque que l’invention du mensonge s’avère indissociable de l’invention de la religion. De là à dire que la religion est un mensonge, il n’y a qu’un pas que franchit Ricky Gervais sans problème mais avec une certaine élégance, du recul et de la tendresse.
En effet, Ricky Gervais ne va pas tant s’attaquer aux croyances et ce qui les génère (ici l’agonie d’un proche) qu’aux institutions, leur absurdité d’une part (certains passages sont assez proches de La vie de Brian des Monty Python) et, d’autre part, en filigrane, ceux qui ont su instrumentaliser les croyances et qui continuent de le faire pour asservir et s’enrichir.
Le résultat est un peu acide, mais aussi assez poignant, si bien qu’il apparaît, par certains éléments, comme un proto After Life.



Arf... Ce film n'est pas assez riche en ingrédients pour jouer dans de bonnes conditions avec une grille de 36 cases...


??? Vous avez repéré un ingrédient manquant ???

Forcément, la liste des ingrédients par film ne peut être complète ni exacte. Vous avez vu ce film et vous avez remarqué un oubli ? Dite-z’y nous et cliquez sur le bouton en bas du formulaire pour nous les soumettre ; merci d’avance !


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