Labyrinth of Cinema

Délire inquiet
Pour sa toute dernière nuit avant de fermer ses portes, le seul cinéma d’Onomichi propose un marathon de films de guerre japonais. Lorsque la foudre touche l’établissement, trois spectateurs sont projetés dans le passé qui se cache derrière l’écran.

Titre original (ou alternatif) : 海辺の映画館-キネマの玉手箱
source synopsis et images : PSC
Fiche créée le 27 novembre 2023 et mise à jour le 16 décembre 2023

Des choses gentilles à dire sur ce film

Petit voyage étrange dans l’histoire et l’histoire du cinéma, Labyrinth of cinema est le dernier film de Nobuhiko Ōbayashi. Flamboyant, imaginatif, vivant... et parfois un peu long, le film suit le parcours de plusieurs personnages qui, venus vivre, pour certains de manière accidentelle, la dernière séance d’un cinéma de campagne, se retrouvent entraînés à l’intérieur même de la programmation.
Passant d’un film à l’autre et d’une époque à l’autre à la poursuite de Noriko (Rei Yoshida), une jeune passionnée de cinéma emportée par une chansonnette avant de disparaître dans une brûlure de la pellicule, Torihosuke (Takahito Hosoyamada), historien du cinéma, Mario (Takuro Atsuki), cinéphile, Shigeru (Yoshihiko Hosoda), aspirant yakuza, entraînent les spectateurs dans l’histoire (militaire) plus ou moins récente et plus ou moins méconnue du Japon.
Tout s’enchevêtre dès lors de manière étrange, la réalité (aussi bien la réalité des personnages que les faits reconnus comme historiques) et la fiction ; les personnages ont autant de recul sur les récits qu’ils vivent (les « dans un film, ça se passerait comme ça » et autres semi-adresses au spectateurs sont régulières) qu’ils en sont prisonniers et peuvent parfois s’y fondre, à la fois conscients de leur nature de visiteurs d’un univers étranger et contaminés par les histoires qu’ils traversent et les rôles qu’ils y jouent... à tel point que le film tient parfois du cauchemar : la disparition même de Noriko qui au lieu de laisser Mario incrédule le laisse dans un état de panique. Nobuhiko Ōbayashi, pour mieux brouiller les pistes mêle prises de vue réelles et les effets d’animation, de superpositions, inserts de poèmes de Nakahara Chuya, etc. Tout comme Noriko reste insaisissable, le cinéma proposé par Ōbayashi n’est pas figé.
Sur le fond, tout (que ce soient les périodes que traversent les personnages ou le fait qu’ils soient entraînés de manière tragique dans des évènements sur lesquels ils n’ont aucun contrôle) vise à alimenter le discours pacifiste du réalisateur au point de friser l’overdose... C’est parfois un peu trop appuyé, mais c’est aussi surtout révélateur du climat politique japonais (mais pas que) d’un regain de révisionnisme, de nationalisme et de discours militaristes assez marqués.



Arf... Ce film n'est pas assez riche en ingrédients pour jouer dans de bonnes conditions avec une grille de 36 cases...


Consulter les 19 ingrédients de ce film

Personnage > Agissement

Personnage > Héros ou héroïne

Personnage > Interprétation

Réalisation

Réalisation > Accessoire et compagnie

Réalisation > Audio

Scénario > Blague, gag et quiproquo

Scénario > Dialogue

Scénario > Élément

Scénario > Situation

    Ce film ne contient aucune mort


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