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La Poison

Divorce à l’ancienne
Paul Braconnier et sa femme Blandine n'ont qu'une seule idée en tête : trouver le moyen d'assassiner l'autre sans risque. Paul rencontre dans ce but un célèbre avocat qui lui explique comment procéder. Paul tue ensuite sa femme d'un coup de couteau dans le ventre, pendant qu'elle lui verse du poison...
source synopsis et images : Gaumont
Fiche créée le 30 novembre 2022 et mise à jour le 1er décembre 2022

Jouez ce film au bingo avec les propositions d'ingrédients suivantes

(Cette liste d'ingrédients est renouvelée automatiquement tous les 2 mois)

Bonus

    — Léchage

    Y’a des gens comme ça, c’est pas de leur faute, ils lèchent.


Personnage > Agissement

    — À voix haute | Fait la lecture

    Souvent pour donner des éléments au spectateur... Parfois pour réveiller accidentellement une entité maléfique.

    — Bagarre | Fabrique des pièges artisanaux

    Des pieux surgissants d’un fourré, des cartouches coincées dans les marches d’un escalier, des bombes à base de four à micro-ondes, etc., l’inventivité des héroïnes et des héros est sans limite.

    — Bagarre | Fracasse une bouteille sur le crâne d’un type

    Pleine en plus. Ces gens n’ont aucun savoir vivre.

    — Coolitude | Est frappé·e par une révélation subite

    Le héros a trouvé un truc mais ne le dit à personne et quitte le groupe précipitamment

    — Course-poursuite | Défonce un portail avec son véhicule

    ou une clôture, une grille, une grange, etc.

    — Oups ! | Prend de la drogue à son insu

    Drogue dans le sens « se défoncer ou planer », pas dans celui de « substance chimique/poison violent ».

    — Passion | Se fait draguer
    — Stylé | Demande un truc en claquant des doigts

    C’est qui le boss ?

    — Stylé | Se fait allumer sa cigarette / allume la cigarette de quelqu’un

Personnage > Caractéristique

     ? | Sacrée tête de mule

    Ben oui, que voulez-vous, elle/il est comme ça, quand elle/il a une idée dans le ciboulot, faut qu’elle/il aille au bout, quel que soit le danger. On ne se refait pas.

    — Interprétation | En fait des caisses
    — Loose | S’évanouit exagérément
    — Super pouvoir | A un œil de lynx

    Il repère le moindre détail anormal ; imbattable à « Où est Charlie ? »

    — Super pouvoir | Il/elle sait tout faire
    — Tension | Proche insouciant·e qui passe du bon temps dans la zone à risque

    Personne ne lui a dit que le terrain de foot allait être touché par la tornade : faites des gosses, tiens !

    — Vie personnelle | Problèmes familiaux/de couple

Personnage > Citation

    — Conseille | « C’est toi, maintenant, l’homme de la maison »

    & variantes

    — Ordonne | « Attrapez-les ! »

    et variantes

    — Ordonne | « Je veux un rapport demain matin sur mon bureau ! »

    Rapport sur un incident, sur une enquête en cours : y’en a qui vont le sentir passer...
    Variantes : hier, avant-hier etc.


Personnage > Méchant·e

    — À l’épreuve | Sous-fifre qui se fait berner comme un·e bleu·e
    — Bagarre | Se battent entre eux
    — Mort | Mort particulièrement horrible du/de la méchant·e
    — Profil | Méchant pleutre

Personnage secondaire

    — Agent·e de sécurité chargé·e des caméras de surveillance qui ne voit rien venir

    Distrait·e par une habile diversion, en train de mater du porno ou un match de foot, ou encore plongé·e dans ses études ou un bon roman.


Réalisation

    — Course-poursuite | Sème la panique en roulant sur le trottoir

    Passants : « Eh mais il est fou », « Attention !  », « Yaaaaaah ! ».
    & variantes de zones piétones : centres commerciaux, galeries marchandes, etc.

    — Fin | Le mot FIN apparaît en toutes lettres à l’écran

    Des fois qu’on aurait pas compris avec le petit mot d’esprit, le baiser langoureux, le plan grue et le thème principal joué crescendo.

    — Fin | Se termine par un cri

    « Nooooooooon », « Aaaaaaaaaaah ! », etc.

    — Homme torche qui s’agite en tout sens
    — Ouverture ou fin | Voix off d’introduction ou de conclusion

    À l’adresse du spectateur. Direct. Sans vaseline ni repas aux chandelles.

    — Ouverture | Présentation écrite de l’univers/situation/personnage

    Le plus souvent dans une jolie police : lettres gothiques pour la fantasy, typo sobre et anguleuse pour la SF, etc.

    — Plan | Inserts d’images de caméscope/smartphone/d’écrans de télé/vidéosurveillance

    Et certains en font des films entiers !

    — Souvenirs | Introduits avec un flash et un effet sonore

    Le plus souvent avec un Wooosh et un fondu au blanc.

    — Technique | Faux raccord impardonnable
    — Technique | Pluie artificielle artificielle

    & variantes : neige tombant en abondance au premier plan mais totalement absente de l’arrière-plan.

    — Woosh | Mise en scène

    Effet sonore qui renforce le dynamisme du montage ou de mouvements de caméra.


Réalisation > Accessoire et compagnie

    — Ambiance | Le crâne, élément d’architecture ou de décoration d’intérieur
    — N’importe quoi | Explosion injustifiée

    (voiture, avion, bateau, etc.)


Réalisation > Audio

     ? | Dialogues en arrière-plan sonore

    Lors d’un rassemblement, on entend des voix plus distinctement que d’autres :
    ‒ « J’en ai pris plein la poire ! » ;
    ‒ « Laissez-le parler ! » ;
    ‒ « Il a raison ! » ;
    Etc.

    — Bruit exagéré | « Sluuurp »

    Un gros bruit exagéré d’une personne qui mange de la soupe ou finit un verre.

    — Bruit exagéré | Accessoire

    Un fouet qui claque beaucoup trop, etc.

    — Bruit exagéré | Bruit métallique injustifié

    Comme une épée tirée d’un fourreau en cuir ; et par extension, tout bruit métallique absolument impossible.


Réalisation > Surprise !

    — Tension | Menace qui apparaît dans le dos d’un personnage

    Lequel ne se fait pas nécessairement attaquer.


Scénario > Blague, gag et quiproquo

    — En plein dans le passage de vitriers au travail
    — Fait des grimaces (dans le dos) / répète une phrase sur un ton moqueur

    Pas d’accord, humilié·e, le personnage attend que son/sa interlocuteurice ait le dos tourné pour lui faire des grimaces !
    & variante : personnage qui en imite un autre (dans son dos ou non) en reprenant ses phrases et en les prononçant comme un gamin
    Effet garanti sur nos zygomatiques.


Scénario > Contexte spatio-temporel

    — Boîte de nuit

    Des lasers, de la musique techno, des basses, des jeunes qui lèvent les bras en l’air et le patron qui les regarde depuis l’étage qui surplombe la piste de danse.


Scénario > Dialogue

    — Aparté que tout le monde peut entendre
    — Foule en délire

    Applaudissements nourris après une action héroïque, la résolution positive d’un événement dramatique, etc.

    — Référence à la Bible, ou à la religion chrétienne

    Pour se constituer des noms de code, des mots de passe ou semer autres indices.
    Pour étayer une argumentation.
    Pour impressionner son auditoire.
    Etc.


Scénario > Élément

    — Drapeau national flottant au vent
    — Titre du film énoncé dans le film

Scénario > Ficelle scénaristique

    — Amnésie troublante
    — Baisse de tension / fusibles qui sautent au moment opportun

    Oh noooooon je vais devoir m’aventurer toute seule dans cette cave toute sombre !

    — La personne qui sait la vérité n’est crue par personne

    Scientifique, lanceur d’alerte, policier s’évertue en vain à éviter la catastrophe.

    — Plus de réseau téléphonique

Scénario > Situation

    — Bagarre | de bar

    Table cassée en deux, pied de chaise ou bouteille de rhum comme matraque, combat de cannes de billard, tout y passe.

    — Tension | Le fameux camion qui surgit pour couper la route

    Ou un bus, un engin de chantier, un camion poubelle, etc.


Thème > GI Joe

    — Agissement | Rire de commando/de bande de voyous etc.

    Rire gras et collectif à l’évocation d’un passé commun/anecdote gênante/blague salace/humiliation/mission à venir


Thème > N’importe quoi

    — Accessoire | Munitions illimitées
    — Carton-pâte | Coup de poing pouet-pouet

    Coup de poing qui passe à l’aise à 40 cm de la cible, mais qui touche quand même ; la magie du cinéma.

    — Carton-pâte | Le regard des personnages ne porte pas au-delà du champ de la caméra
    — Non-suspension d’incrédulité | Ça a l’air d’être tellement simple à faire !

    Euh..., c’est vraiment si facile à faire, ce que fait ce personnage... ?

    — Non-suspension d’incrédulité | Distorsion spatio-temporelle

    Grave problème de cohérence au niveau du temps qui passe soit trop vite, soit trop lentement ; ou au niveau de l’espace, quand la scène se déplace hyper vite à l’autre bout du monde


Thème > Rejets, moqueries ou discriminations

    — Critique du système judiciaire
    — Stéréotype physique lié à un métier

    Exemple : l’huissier de justice est forcément petit, chauve et sans cœur.

    — Vieillophobie sexiste
    — Wacisme

Thème > Sexisme hostile à l’égard des femmes

    — Outrage sexiste | Remarque appuyée sur le physique d’une femme jugé avantageux

Thème > Testostérone

     ? | Pulsion sexuelle masculine
     ? | Méthodes musclées
    — Truc de mecs | Amitié virile

    fraternité de bataillon, etc.

    — Véhicule | Appuie sur le champignon, montre que t’en as dans le caleçon

    Un personnage kiffe la conduite sportive, à grands renforts de Vroumm vroumm, crissement de pneus, dépassements dangereux, etc. Un vrai mec, on vous dit.



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Personnage > Agissement

Personnage > Caractéristique

Réalisation

Réalisation > Audio

Scénario > Blague, gag et quiproquo

Scénario > Dialogue

Scénario > Élément

Thème > Rejets, moqueries ou discriminations

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Des choses gentilles à dire sur ce film

Furieusement drôle, violemment acide, terriblement humain, La Poison est souvent considéré comme un chef-d’œuvre du cinéma français et ce n’est pas pour rien.
Le scénario est simple et efficace. L’histoire est suffisamment simple pour être appréciée par tous (quoique le film ait fait grincer pas mal de dents à sa sortie) mais sa construction, dans ses jeux de causes, de conséquences, d’implications, d’imprécations, tient par contre beaucoup du mécanisme d’horlogerie... et un peu aussi du jeu de massacre : l’événement central du film, l’assassinat d’un conjoint, va servir à critiquer frontalement ou dessiner un sourire en coin, la justice naturellement, la presse (les bons vieux choux gras), l’institution du mariage, la société rurale - mais pas que - de l’époque (avec les mécanismes de rumeur, le poids des histoires de cul, le meurtre devenu chanson populaire), le développement économique à tout prix. Les villageois qui, en quête d’un miracle pour rendre leur village attractif se montrent finalement reconnaissants envers Paul Braconnier (Michel Simon) pour le meurtre de sa femme, grâce auquel il y a eu des titres dans la presse en grosses lettres, un nouveau poteau indicateur et une nouvelle manne économique avec la maison du crime.
Tout un travail d’écriture qu’on savoure dans les personnages mis en scène, autant les principaux que les secondaires, qui vont porter chacun - ouvertement comme Paul Braconnier ou à leur insu, comme les villageois -, dans leurs situations, dans leurs caractères, dans leurs mots, dans leurs agissements, un bout de critique féroce. Les dialogues relèvent quant à eux de l’orfèvrerie. Les morceaux de bravoures que sont le premier entretien de Paul avec son avocat (Jean Debucourt), la seconde confrontation, en miroir, sont un délice ; la scène du tribunal, aux accents parfois vibrants du discours final du petit coiffeur juif du Dictateur, mais surtout d’un cynisme ravageur, est l’une des plus belles manières de faire mettre à la justice le nez dans son caca. La réalisation et le montage ne sont pas en reste, la dernière partie qui juxtapose le procès et les jeux d’enfants est un régal.
Inutile de préciser que l’interprétation est à l’avenant, Germaine Reuver, Jean Debucourt, Pauline Carton, pour ne citer que ceux-là, sont extraordinaires. Quant à Michel Simon, bin c’est Michel Simon, là encore c’est un monstre sacré et ce n’est pas pour rien...






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