King of California

Un magasin de bricolage marque l’emplacement
Après plusieurs années en asile psychiatrique, Charlie rentre chez lui et apprend que sa fille, Miranda, s'épuise au McDo pour un salaire de misère. Pour enfin changer de vie, il décide de se lancer à la recherche d'un inestimable trésor en pièces d'or espagnoles enfoui depuis des siècles. Charlie découvre que le coffre est caché à quelques mètres de profondeur, sous un supermarché du coin.Bien que réticente devant cette nouvelle idée saugrenue et les nombreux désagréments qu'elle engendre, Miranda finit par l'aider dans sa quête et se fait embaucher au supermarché. Pour avoir une chance de creuser dans le sous-sol, il faut déjouer les systèmes de sécurité et en obtenir la clef. Face aux péripéties et aux épreuves, Charlie et Miranda vont devoir trouver de l'aide. La chasse au trésor ne fait que commencer, et le plus fou n'est pas forcément celui que l'on croit...

Des choses gentilles à dire sur ce film

Que ce soit dans son pitch, dans son affiche et dans les p’tits bouts de reco/de prix inscrits dessus, King of California est clairement estampillé film indépendant sundancien des années 2000-2010. À l’écran, la mise en scène et la photo le confirment, c’est soigné, c’est lumineux, un peu appuyé mais pas trop, un petit peu drôle mais juste ce qu’il faut... et malheureusement c’est sans prise de risque aucune. On reste dans du feel good rassurant, sur du marginal farfelu en papier crépon et on reste sur l’application du cahier des charges d’un certain cinéma indépendant.
Pourtant un petit récit d’aventures des temps modernes avec un trésor englouti sous le béton et l’urbanisation sans limite de la côte californienne ça pouvait être rafraichissant, de la documentation sur internet aux fouilles sur le terrain bite, couteau et location de mini-pelle. Mais le tout est finalement vite enfermé dans le ronron d’une relation père-fille de surface. Si une expédition peut tout à fait servir de prétexte pour s’intéresser aux dynamiques familiales, comme c’est le cas dans The lost city of Z de James Gray, ça ne semble pas être le moteur de King of California. Assez paradoxalement cette thématique, qui constitue l’essentiel du métrage, n’est que somme toute peu creusée. Mike Cahill donne l’impression de ne pas avoir su choisir sous quel angle aborder son film.
De la même manière les galères du quotidien auxquelles est confrontée Miranda (Evan Rachel Wood) peinent à convaincre, tout comme la question de la maladie mentale qui pouvait fournir autre chose qu’un simple est-ce qu’il n’aurait pas raison avec son histoire de trésor ? La folie de Charlie (Michael Douglas) est une folie des plus photogéniques qui tient plus de la caution indépendante et de la piste jetée en vrac qui sonne bien que d’un axe narratif réellement exploité.
Tout ça donne au final une certaine artificialité à l’ensemble que vient renforcer la volonté apparente de faire quelque chose d’humain. Voilà King of California n’est pas pour autant imbuvable, ni même vraiment mauvais, juste très très très dispensable.



Arf... Ce film n'est pas assez riche en ingrédients pour jouer dans de bonnes conditions avec une grille de 36 cases...


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Personnage > Agissement

Réalisation

Réalisation > Audio

Thème > Sexisme hostile à l’égard des femmes

    Ce film ne contient aucune mort


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