Saga Ginger Snaps

Ginger snaps

Un désir de chair fraîche
Ginger et Brigitte sont deux sœurs de 16 et 15 ans inséparables. Elles ont les mêmes goûts, les mêmes vêtements et sont attirées par les mêmes garçons.Une nuit, alors qu'elles se promènent dans le parc, elles constatent quelque chose d'anormal. L'endroit est trop silencieux et il y règne une atmosphère malsaine. Elles s'enfuient en courant, mais une bête, surgie de nulle part, griffe le dos de Ginger.Une fois la créature semée, elles retrouvent la sécurité de la maison familiale et examinent la blessure. En dépit d'une plaie quelque peu superficielle, Ginger n'est plus comme avant. Son attitude a changé. À l'approche de ses menstruations, elle devient de plus en plus avide de garçons. La vérité prend alors forme sous les yeux horrifiés de Brigitte : sa sœur est devenue un loup-garou.
source synopsis et images : Copperheart Entertainment Téléfilm Canada
Fiche créée le 22 février 2023 et mise à jour le 18 mai 2023

Des choses gentilles à dire sur ce film

Ginger snaps c’est un peu bancal, déséquilibré, les bonnes idées sont parfois neutralisées par manque d’expérience ou par facilité ; et surtout, sur la fin, alors que le récit retombe sur des rails sillonnés mille fois, longs et inintéressants... Des faiblesses, cela dit, aussi impuissantes à éclipser les qualités de Ginger snaps qu’à le faire glisser dans un oubli prématuré.
D’abord parce que l’ambiance a quelque chose de marquant : tout dans cette bourgade résidentielle semble terne, le ciel, qui même dégagé, y semble bas, les pavillons tranquilles, les allées exposées aux vents, les rayons des magasins... tout y affiche un air de prison et même les attaques mystérieuses qui déciment les animaux de compagnie, n’alarmant que ceux qui sont touchés de près, ne semblent pas non plus être porteuses d’émotion. La menace fait partie du décor, l’indifférence quasi-totale des habitants aussi... Et c’est presque pire.
Le modèle familial proposée aux deux héroïnes considérées comme marginales, Brigitte et Ginger (Emily Perkins et Katharine Isabelle, très convaincantes au demeurant) est tout aussi anxiogène. Leurs parents (Mimi Rogers et John Bourgeois) tiennent chacun le rôle que la société leur a assigné (même si on les sent parfois gênés aux entournures) : le père est là sans être là et ne semble s’intéresser à rien, il sera même exclu de la nouvelle vie que projette la mère, une caricature de femme au foyer proprette et crispante, toute en bonne humeur et en servitude volontaire... qui placera finalement ses filles au-dessus de la morale. L’amour y est souvent pesant, d’autant plus lorsque les choses tournent à la bouffonnerie, mention spéciale au beau gâteau de dessin animé réalisé pour célébrer l’arrivée des premières règles de Ginger.
Parce que le sel du film est là. La figure du loup-garou, puisque c’est un loup-garou qui croque du caniche dans le voisinage et surtout qui convertira Ginger à coup de griffes, est associée à la puberté. Le rapport entre changement naturel et mutation surnaturelle n’est pas inédit et n’est pas non plus dressé systématiquement de manière très subtile mais il permet une approche socialement et narrativement intéressante. La scène avec l’infirmière scolaire est plutôt marrante tout en soulignant, là encore, une forme d’incompréhension entre les filles et le monde qui les entoure. Quant à la transmission de la malédiction, qui se fait autant par griffure/morsure que par parties de jambes en l’air, elle donne lieu à une inversion des rôles ou un parallèle curieux : Jason (Jesse Moss), devenu le petit ami de Ginger après que celle-ci ait vu son appétit pour la chair fraîche décuplé après sa rencontre avec un loup-garou, se transforme à son tour après que tous deux aient couché ensemble ; et sa mutation de débuter par la découverte de tâches rouges gênantes sur un pantalon clair et une perte de sang inhabituelle...
Petit bonus, les effets visuels sont tout aussi hasardeux et fluctuant que la réalisation ; allant du plutôt bon au caoutchouteux rigide, ils présentent l’intérêt d’avoir été réalisé en physique à une époque où tout le monde s’engouffrait avec frénésie dans le numérique.
Ginger snaps n’est pas un grand film, mais ça reste un film très sympathique, bourré de maladresses mais bourré aussi d’humanité et de personnalité.



Arf... Ce film n'est pas assez riche en ingrédients pour jouer dans de bonnes conditions avec une grille de 36 cases...


Consulter les 24 ingrédients et les 4 types de morts de ce film

Bonus

Personnage > Agissement

Personnage > Caractéristique

Personnage > Citation

Réalisation

Réalisation > Accessoire et compagnie

Réalisation > Audio

Réalisation > Surprise !

Scénario > Blague, gag et quiproquo

Scénario > Élément

Scénario > Ficelle scénaristique

Thème > N’importe quoi

Thème > Sexisme hostile à l’égard des femmes


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