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Gentlemen Broncos

Ronald Chevalier’s Darkplace
Benjamin, 17 ans, n'a pas d'autre atout que son imagination débridée. Il adore écrire des histoires qui l'entraînent loin de sa petite vie morne. Quand il apprend que son idole, le légendaire auteur de science-fiction Ronald Chevalier, donnera un cours au Cletus Festival, il y voit la chance de sa vie. Il emporte son meilleur manuscrit, Yeast Lords : The Bronco Years et part à la rencontre de son destin. Sur place, Benjamin fait la connaissance d'autres originaux comme lui, dont la jeune romancière Tabatha, et Lonnie, un cinéaste adolescent qui a déjà plus de 80 « films » à son actif. Ces rencontres vont changer la vie du jeune homme : Lonnie lui achète son roman pour en faire un long métrage à budget minuscule, et le célébrissime Ronald Chevalier est tellement impressionné par son travail qu'il n'hésite pas à lui voler son manuscrit pour le publier sous son nom...
source synopsis et images : Fox Searchlight Pictures
Fiche créée le 2 novembre 2022 et mise à jour le 2 novembre 2022

Jouez ce film au bingo avec les propositions d'ingrédients suivantes

(Cette liste d'ingrédients est renouvelée automatiquement tous les 2 mois)

Personnage > Agissement

     ? | Chute dans le vide en criant « Aaaaaah ! »

    À noter dès qu’un personnage tombe de haut en criant.

     ? | Théâtralise une anecdote
    — Bagarre | Fabrique des pièges artisanaux

    Des pieux surgissants d’un fourré, des cartouches coincées dans les marches d’un escalier, des bombes à base de four à micro-ondes, etc., l’inventivité des héroïnes et des héros est sans limite.

    — Bagarre | Fracasse une bouteille sur le crâne d’un type

    Pleine en plus. Ces gens n’ont aucun savoir vivre.

    — Interprétation | Rit de manière forcée

    Comment montrer que les personnages vivent un moment de complicité ou de soulagement ? Facile ! on les fait rigoler et le tour est joué ; pas grave si ça sonne faux et artificiel.

    — Montre un truc du doigt

    Souvent un repère géographique lors d’un périple à pied, ou un·e fugitif·ve, etc.

    — Mort | Meurt dans les bras d’un autre personnage

    La tension dramatique au paroxysme !

    — N’importe quoi | Projeté exagérément loin sous l’effet d’un coup de feu... voire d’un simple choc

    Touché·e par un coup de feu, le personnage voltige 4 m en arrière.

    — Se regarde dans un miroir | Introspection, reprise en main (films à corriger)
    — Simule une pipe/branlette (gag/raillerie)

    & variantes genre simule un accouplement avec un pantin de bois pour faire marrer les copains...

    — Stylé | Démontre son habilité avant un combat pour intimider son adversaire

    Lors de combats entre gentil·les et méchant·es, la/le méchant·e fait une démonstration au nunchaku, à l’épée, au fouet, etc. En général, ça sert à rien parce qu’il/elle se fait rétamer en deux coups les gros.

    — Stylé | Se gare en dérapant
    — Tension | Échappe in extremis à un danger

    C’était à un poil de cul près, mais ouf, on s’en est sorti.
    Une valeur sûre du catalogue.

    — Tension | Porte la main à son visage dans un moment dramatique

    ou les deux mains... dans un geste soit trop théâtralisé, soit très mal joué, voire les deux.

    — Tension | Tape du poing sur la table pour passer sa colère

    & variantes : tape dans objet ou jette un objet

    — Vie de merde | Vomit

Personnage > Caractéristique

     ? | Enfant ou ado tête à claques
    — Blues | Est désolé·e d’apprendre un veuvage

    ‒ « Votre femme ne vient pas avec vous. »
    ‒ « Non... Elle est morte il y a 3 ans. »
    ‒ « Oh, je suis désolé. »

    — Blues | Sa femme, sa fille ou sa sœur est morte

    & variantes : son mari, son fils, sa mère, etc.

    — Ouh ! | Traître !

    & autres taupes : meilleur pote, responsable dévoué·e à la solde des méchant·es (depuis le début ou pas)

    — Stylé | Nom de héros trop badass pour être vrai
    — Super pouvoir | Elle/il n’a qu’une parole
    — Super pouvoir | Éloquence magistrale

    Discours (généralement improvisé) récompensé par un tonnerre d’applaudissements.

    — Tension | Maniaque de la gâchette

    Ils cherchent pas, ils mitraillent. Mais ne touchent jamais...

    — Vie personnelle | Problèmes familiaux/de couple

Personnage > Citation

    — Interpelle | « Wo-wo-wo-wo-wo ! »

    Ou « A-a-a-a-a-a ! », ce qui signifie au choix « Mais qu’est-ce que tu me racontes là, mec ? », « Attends un peu, toi ! », « Tu penses aller où là ? », « Tu te crois chez Mamie ? », etc.

    — Questionne | « Y’a quelqu’un ? »

    Dit à la suite de l’entrée d’un personnage dans un lieu désert.

    — Rassure | "Il ne t’arrivera rien, je te le promets", « Ça va aller »

    & variantes : « Je te promets que tout va bien se passer », etc.


Personnage > Héros ou héroïne

    — Fibre héroïque | Magnanime, épargne son adversaire après un combat à mort

Personnage > Méchant·e

    — Mégalo | Badguysplaining

    Avant de tuer un·e gentil·le, le méchant explique son plan

    — Mort | Stupide

    Quand il ne connaît pas une fin dégueulasse, le sbire meurt de manière ridicule... Et parfois il fait les deux.


Personnage secondaire

    — Collègue lourdingue

    Soit un collègue qui saoule son entourage ;
    Soit un collègue que le spectateur trouve lourdingue : le side-kick rigolo

    — Comparse animalier

    & assimilé : fidèle destrier, chaton sauvage, dragon rigolard, extra-terrestre... Qu’il soit gourmand, lourdingue ou paresseux, c’est sa loyauté qui le caractérise avant tout.
    Petit bonus : s’il ne partage pas la même langue que le héros qu’il accompagne, tous les deux s’entendent quand même à la perfection.
    Personnage surtout présent dans les films pour la jeunesse.

    — Grande sœur ado bêcheuse

Réalisation

    — Démarre sur les chapeaux de roues
    — Fin | En miroir du début
    — Fin | Le film se termine sur un baiser
    — Fin | Tout est bien qui finit bien

    Une fin heureuse dans un monde de brutes.

    — Grammaire | Passage musical
    — Gros plan | Solution qui gicle au bout d’une seringue
    — Habillage | Incrustation de texte sur l’écran : lieu, date, heure, etc.

    ou « X mois/années plus tard/plus tôt »

    — Média | Point de situation par un reportage télé, radio ou presse écrite
    — Mise en scène | Moment wahouuuuu (émerveillement)

    Gros plan sur les visages, les yeux sont écarquillés, et les lèvres articulent un wahouuu (en détachant bien les deux syllabes). Ce dernier peut parfois être silencieux.

    — Mise en scène | On arrive toujours à la fin d’une blague
    — Tension | Caché·e

    La porte ouverte à toutes sortes de faux suspense.

    — Vision subjective | Robot

    Avec des trucs qui pioupioute partout, des diagrammes et des rangées de chiffres qui défilent.

    — Vue subjective | de menace

    Agresseur, tueur, créature, monstre... Respiration rauque en option.


Réalisation > Accessoire et compagnie

    — Arme | Clic au lieu du Bang

    Plus de cartouche dans le flingue, pile au moment où il en faudrait.

    — Labo | Bocaux qui contiennent des trucs glauques

    Oh, un fœtus tout déformé qui ressemble vaguement à un sénateur.

    — Pouet-pouet | Mannequin en chute libre

    & variantes : mannequin écrabouillé, mannequin projeté... mais mannequin libéré !

    — Stylé | Un flingue dans chaque main

    De là à ce que le personnage canarde en sautant et réussisse des tirs impossibles...


Réalisation > Audio

    — Bruit exagéré | « Sluuurp »

    Un gros bruit exagéré d’une personne qui mange de la soupe ou finit un verre.

    — Bruit exagéré | Flingues chargés et chiens armés

    Cric-cric.

    — Effet | Lasers qui font « piou-piou », touches d’ordinateurs qui font « pi-pou-pou » etc.
    — Effet | Son de disque rayé

    Ou de disque ralenti, scratch, etc.

    — Musique | « Exotique » qui accompagne un contexte vu comme « exotique »
    — Voix off | Lecture d’une lettre
    — Woosh | Corporel

    Woosh généré par un mouvement un peu vif ou par des coups.


Réalisation > Surprise !

    — Bagarre | Coup de feu qui fait craindre le pire pour le héros... jusqu’à ce que le méchant s’écroule !

    Concerne aussi le coup qui retentit lors d’une mêlée, ou la méchante survit et l’héroïne s’écroule.


Scénario > Blague, gag et quiproquo

    — Gag avec un animal
    — Pipi, caca, prout

    et rots, pets, etc.


Scénario > Contexte spatio-temporel

    — Cliché touristique
    — Tension | Bloqué·e dans un ascenseur

    Une chance sur deux pour que les câbles lâchent en plus.


Scénario > Dialogue

    — À voix haute | Se parle
    — Gémissements, geignements ou cris répétés
    — Référence à la Bible, ou à la religion chrétienne

    Pour se constituer des noms de code, des mots de passe ou semer autres indices.
    Pour étayer une argumentation.
    Pour impressionner son auditoire.
    Etc.


Scénario > Élément

    — Meurtre d’associé
    — Toast

    Précédé d’un cling-cling-cling émis par le bord d’un verre frappé par un couvert.


Scénario > Ficelle scénaristique

    — Entre le héros/héroïne et le méchant/méchante, c’est une affaire personnelle

    Dis donc, toi, qui essaie d’asservir le monde, t’aurais pas massacré toute ma famille quand j’étais trop petit pour me défendre ? Tu vas mourir ! Mais avant je te ferai cracher le nom de ta crème anti âge !

    — La chatte à Mireille

    À ce niveau-là, est-ce encore de la chance ? Plutôt une intervention divine.


Scénario > Situation

    — Agissement | Conversation privée entendue à l’insu des personnes qui parlent

    & variantes : les micros sont restés ouverts, conversation de toilettes de lieux publics, etc.

    — Détresse médicale | A besoin d’urgence de son inhalateur contre l’asthme
    — Situation | Moment « Woo-hoo ! »

    ... ou moment « You-hou ! », « Ou-hou ! », etc.
    Poussé par exemple à bord d’un grand huit, d’un hors-bord ou plus généralement dans une explosion d’enthousiasme.

    — Tension | Doit s’échapper avant la destruction imminente de...

    ... la base secrète, le vaisseau ennemi, etc.


Thème > GI Joe

    — Agissement | Rire de commando/de bande de voyous etc.

    Rire gras et collectif à l’évocation d’un passé commun/anecdote gênante/blague salace/humiliation/mission à venir


Thème > N’importe quoi

    — Accessoire | Garde son caleçon ou sa culotte pour baiser

    C’est toujours plus pratique qu’une capote (et ça coûte moins cher).

    — Scientifiquement non prouvé | Physique des matériaux soumise à rude épreuve
    — Stylé | Prend une graaaande inspiration avant de revenir à la vie

    Le cœur s’est arrêté depuis 8 min ? pas grave, on prend un grand bol d’air et tout est oublié.


Thème > Sexisme hostile à l’égard des femmes

    — Dépendante | Elles craquent toutes pour ce mâle alpha
    — Image dégradante | Femme qui crie beaucoup pour pas grand-chose (« hystérie »)

    & variantes genre pète beaucoup de vaisselle (eh ouais)



Voir les 21 ingrédients officiellement repérés par l'équipe
(pour un film qui a coûté 10000000 $)

Personnage > Agissement

Personnage > Caractéristique

Personnage secondaire

Réalisation

Réalisation > Accessoire et compagnie

Réalisation > Audio

Scénario > Blague, gag et quiproquo

Scénario > Dialogue

Scénario > Ficelle scénaristique

Scénario > Situation

Thème > N’importe quoi

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Des choses gentilles à dire sur ce film

Moins touchant, moins drôle, moins percutant et moins iconique que Napoléon Dynamite - la parenté esthétique des génériques appelle d’emblée à la comparaison -, ce troisième long de Jared Hess n’en est pas moins un petit bijou kitsch qui fait la part belle, sans arrière-fond moqueur ni amour de façade intéressé et condescendant, à des personnages d’ordinaire considérés comme étant à contre-courant. Le déroulement classique des choses conserve, de fait, une part d’inattendu, une petite fulgurance ici, un moment de tendresse moucheté de résidus de vomi là. Avec, comme il y a toujours chez Hess, la petite attention portée au détail, au petit rien qui en dit beaucoup, à l’image de la remontée de bus de Benjamin (Michael Angarano) et les coups discrets qu’il distribue avec son sac sans s’en rendre compte.
Plus largement, on trouve une parenté un peu étrange, un décalage harmonieux entre le fond et la forme. Le générique, qui voit défiler des bouquins de SF - leurs couvertures particulièrement travaillées servant d’écrin aux noms des membres de l’équipe du film -, est une splendeur. Mais, au-delà de son esthétique, il amorce, avec ses pastiches de couverture associées aux différentes chapelles et thématiques du genre, la question de l’enthousiasme créatif qu’on retrouvera, sous une forme différente, dans les parcours de Benjamin, Ronald Chevalier (Jemaine Clement), Lonnie Donaho (Héctor Jiménez) ou même Judith (Jennifer Coolidge). De la même manière, le récit enchâssé ultra cheap qu’on suit avec plaisir (dans lequel évoluent des cerfs de bataille équipés de fusées, Sam Rockwell, des buggies lunaires et des moumoutes...) traduit formellement la manière dont un récit est lu, influencé, réapproprié, créé, réécrit... en fonction des mains dans lesquelles il atterrit. Au-delà de la caricature affectueuse de l’écrivain en devenir et de l’écrivain à succès (qui a un jour été écrivain en devenir et qui dispense des cours sur l’importance des suffixe -anius, -anous, -onious), Gentlemen Broncos est une petite ode à la littérature, à la création (films fait à la maison et croquis naïfs tout particulièrement) et à l’imaginaire...






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