Saga Cube

Cube

L’enfer, c’est les autres
Un groupe de personnes, sans savoir pourquoi, se retrouve enfermé dans une prison surréaliste, un labyrinthe sans fin constitué de pièces cubiques communicantes et équipées de pièges mortels. Le policier, l’architecte, l’étudiante en mathématiques, la psychologue et l’autiste captifs ne savent qu’une seule chose : chacun possède un don particulier qui, combiné aux autres, peut les aider à s’évader. Au fur et à mesure que la peur grandit, les conflits personnels et les luttes de pouvoir s’amplifient. Il leur faudrait pourtant réussir à s’associer pour échapper à une mort certaine.

Des choses gentilles à dire sur ce film

Dans la série comment faire un bon film avec finalement peu de moyens, Cube avec ses six gaziers coincés dans un labyrinthe de cubes truffés de pièges mortels se pose là.
Le scénario est simple et efficace, exploitant son concept au maximum... par une approche minimaliste. Hormis les suppositions de ses prisonniers, du Cube, on ne sait pas grand-chose et c’est terriblement évocateur. Prisme social, politique, philosophique, purement horrifique, le contexte est suffisamment ouvert pour permettre au spectateur d’avoir sa ou ses lectures.
Les personnages, qui peuvent apparaître caricaturaux, sont au service de cette ambiance, en orientant, précisément par leurs traits de caractère, une lecture ou une autre. Les lignes de dialogue donnent par ailleurs tout ce qu’il faut sans que ce soit forcé.
Plus étrange, s’il est difficile de s’identifier ou même de ressentir de l’empathie pour eux, chacun, mis à part Kazan (Andrew Miller) peut-être, se montrant assez odieux à sa manière, on ne peut pas être indifférent à leur sort. Sans doute justement parce qu’ils sont assez humains dans leurs défauts et dans cette idée selon laquelle être ne serait-ce que seul dans une pièce, c’est déjà un de trop. Sans surprise, les personnages connaîtront un destin fatal de par leurs propres agissements plutôt que par le cube.
Tout fleure bon, de fait, l’insécurité, l’oppression, la claustrophobie, la paranoïa et sur le plan visuel, ça se traduit par des effets spéciaux rares mais particulièrement bien travaillés et un décor principal devenu emblématique. Eh oui hein, puisque les acteurs évoluent finalement dans une seule et même pièce passée en différentes couleurs pour donner l’illusion d’un univers plus vaste. La maîtrise de la narration est telle qu’on ne se pose pas la question, les personnages évoluent de pièce en pièce. Inutile de dire que le huis clos est l’un des moyens les plus efficaces à la fois pour développer une ambiance tendue, à la fois pour garantir un budget serré... sous réserve bien sûr d’un scénario travaillé et d’une réalisation solide, ce qui manque totalement aux suites de ce film concept qui se suffisait à lui-même et qui se ramasseront tous les écueils qu’avait réussi à éviter Vincenzo Natali.



Arf... Ce film n'est pas assez riche en ingrédients pour jouer dans de bonnes conditions avec une grille de 36 cases...


Consulter les 18 ingrédients et les 5 types de morts de ce film

Personnage > Agissement

Personnage > Citation

Personnage > Héros ou héroïne

Réalisation

Réalisation > Accessoire et compagnie

Réalisation > Audio

Scénario > Dialogue

Scénario > Élément

Scénario > Ficelle scénaristique

Scénario > Situation

Thème > Testostérone


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